“Two damaged people trying to heal each other, is love.”

– R.H. Sin

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The Rhythm of Time

By Bobby Sands

There’s an inner thing in every man,
Do you know this thing my friend?
It has withstood the blows of a million years,
And will do so to the end.

It was born when time did not exist,
And it grew up out of life,
It cut down evil’s strangling vines,
Like a slashing searing knife.

It lit fires when fires were not,
And burnt the mind of man,
Tempering leandened hearts to steel,
From the time that time began.

It wept by the waters of Babylon,
And when all men were a loss,
It screeched in writhing agony,
And it hung bleeding from the Cross.

It died in Rome by lion and sword,
And in defiant cruel array,
When the deathly word was ‘Spartacus’
Along with Appian Way.

It marched with Wat the Tyler’s poor,
And frightened lord and king,
And it was emblazoned in their deathly stare,
As e’er a living thing.

It smiled in holy innocence,
Before conquistadors of old,
So meek and tame and unaware,
Of the deathly power of gold.

It burst forth through pitiful Paris streets,
And stormed the old Bastille,
And marched upon the serpent’s head,
And crushed it ‘neath its heel.

It died in blood on Buffalo Plains,
And starved by moons of rain,
Its heart was buried in Wounded Knee,
But it will come to rise again.

It screamed aloud by Kerry lakes,
As it was knelt upon the ground,
And it died in great defiance,
As they coldly shot it down.

It is found in every light of hope,
It knows no bounds nor space
It has risen in red and black and white,
It is there in every race.

It lies in the hearts of heroes dead,
It screams in tyrants’ eyes,
It has reached the peak of mountains high,
It comes searing ‘cross the skies.

It lights the dark of this prison cell,
It thunders forth its might,
It is ‘the undauntable thought’, my friend,
That thought that says ‘I’m right! ‘

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“Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve”

_ Hölderlin

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Quelques notes sur la diète:

“La diète c’est la mère des batailles pour soi-même, gagner celle là c’est gagner partout. Jeuner un jour, deux jours, c’est crucifier sa nature pour en obtenir le troisième jour une merveilleuse résurrection.

Manger ne nourrit pas.

Que croit-on obtenir en mangeant? De l’énergie? De la fatigue.

Du redressement? Du ramollissement.

Une meilleure mine? Les traits tirés.

De la masse musculaire? De la masse graisseuse.

Qu’est ce qui donne faim? L’échec, l’ennui, la conscience du temps qui passe.

Qu’est-ce qui nourrit? Le succès, le travail, l’opportunité, la beauté.

La beauté est une nourriture.

Désormais nos amis se nomment: l’ascèse, l’étude, l’exercice.

Les faux-amis: la promenade, le bavardage, la satiété.

Les toxiques: les plats livrés à domicile, la pornographie, Netflix, Amazon, le shit, le Nutella. Tous les produits de masse qui invitent à l’immobilité.

La satiété dissous, L’ascèse fortifie.
Les trois quart des repas sont inutiles, la preuve c’est la prise de poids qui démontre que cette nième ingestion était superflue.

On mange pour s’occuper, pour se rassurer, pour oublier.

Le temps de loisir est un temps à charge. Le temps est une charge qui pèse et dont on se débarrasse dans la bouffe et les écrans.

Ainsi le temps libre devient du temps à tuer, qui devient du temps perdu.

Les puissants coupe-faim: le thé vert, l’exposition au soleil et ce que Céline appelait: “la ferveur pour le gratuit”.

“J’aime manger mais je n’aime pas avoir mangé” disait Paul Morand

– Lounès Darbois

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“Les gens n’ont pas mesuré le drame civilisationnel de cette invention qui s’appelle le portable. La passante de Brassens, la passante de Beaudelaire, la promenade n’est plus possible. Il n’y a plus de regard puisque tout le monde est branché sur un pauvre truc pour se sentir en relation. Il n’y a plus d’expérience de solitude. C’est fascinant ces gens qui veulent se perdre et ne plus être présents à ce miracle de l’instant. »

Fabrice Luchini

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“One final paragraph of advice: do not burn yourselves out. Be as I am – a reluctant enthusiast…. a part-time crusader, a half-hearted fanatic. Save the other half of yourselves and your lives for pleasure and adventure. It is not enough to fight for the land; it is even more important to enjoy it. While you can. While it’s still here. So get out there and hunt and fish and mess around with your friends, ramble out yonder and explore the forests, climb the mountains, bag the peaks, run the rivers, breathe deep of that yet sweet and lucid air, sit quietly for a while and contemplate the precious stillness, the lovely, mysterious, and awesome space. Enjoy yourselves, keep your brain in your head and your head firmly attached to the body, the body active and alive, and I promise you this much; I promise you this one sweet victory over our enemies, over those desk-bound men and women with their hearts in a safe deposit box, and their eyes hypnotized by desk calculators. I promise you this; You will outlive the bastards.”

  • Edward Abbey
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“Nous, nous ne craignons pas de le dire, nous voulons faire des hommes dont l’indépendance intellectuelle sera la force suprême, qui ne se soumettront jamais à rien, capables de discerner ce qui est bon et qui aspireront à vivre mille vies en une seule. La société craint de tels hommes et il ne faut pas attendre d’elle qu’elle soutienne jamais une éducation capable de les produire.”
Francisco Ferrer – Bulletin de l’Ecole Moderne

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“La politique est la forme la plus haute de la charité” – Pie XI

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“On n’est pas artiste sans qu’un grand malheur s’en soit mêlé”  –  Jean Genêt

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A Moscou, dans le quai Bolotnaja, on peut voir un monument étrange, dont composent 15 figures surréalistes et en même temps très réalistes. C’est un mémorial dédié aux enfants qui sont les victimes de vices des adultes.
L’auteur de ce monument le sculpteur Michail Chemiakine accuse des adultes de 13 vices: la drogue, la prostitution, le vol, l’alcoolisme, l’ignorance, la pseudo-scienсe, la violence, le sadisme, le déni de mémoire, l’exploitation, le misère, la guerre.

Dans le centre se trouve l’indifférence – une figure avec deux paires de bras et avec le visage étonnamment calme. Elle s’est bouchée les oreilles, elle a fermé ses yeux, elle a croisé ses bras – c’est une image d’inaction absolue et de non-intervention absolu. Etre indifférent c’est peut-être le plus lourd crime d’adultes contre les enfants.
Les enfants – ils sont aussi là dans le mémorial: il y a deux petites figures dorées devant le sombre demi-cercle de chimères. Ce sont une fillette et un garçon avec des bandeaux sur les yeux. Il semble, que les enfants jouent et ne comprennent pas des menaces.

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