“Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve”

_ Hölderlin

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Quelques notes sur la diète:

“La diète c’est la mère des batailles pour soi-même, gagner celle là c’est gagner partout. Jeuner un jour, deux jours, c’est crucifier sa nature pour en obtenir le troisième jour une merveilleuse résurrection.

Manger ne nourrit pas.

Que croit-on obtenir en mangeant? De l’énergie? De la fatigue.

Du redressement? Du ramollissement.

Une meilleure mine? Les traits tirés.

De la masse musculaire? De la masse graisseuse.

Qu’est ce qui donne faim? L’échec, l’ennui, la conscience du temps qui passe.

Qu’est-ce qui nourrit? Le succès, le travail, l’opportunité, la beauté.

La beauté est une nourriture.

Désormais nos amis se nomment: l’ascèse, l’étude, l’exercice.

Les faux-amis: la promenade, le bavardage, la satiété.

Les toxiques: les plats livrés à domicile, la pornographie, Netflix, Amazon, le shit, le Nutella. Tous les produits de masse qui invitent à l’immobilité.

La satiété dissous, L’ascèse fortifie.
Les trois quart des repas sont inutiles, la preuve c’est la prise de poids qui démontre que cette nième ingestion était superflue.

On mange pour s’occuper, pour se rassurer, pour oublier.

Le temps de loisir est un temps à charge. Le temps est une charge qui pèse et dont on se débarrasse dans la bouffe et les écrans.

Ainsi le temps libre devient du temps à tuer, qui devient du temps perdu.

Les puissants coupe-faim: le thé vert, l’exposition au soleil et ce que Céline appelait: “la ferveur pour le gratuit”.

“J’aime manger mais je n’aime pas avoir mangé” disait Paul Morand

– Lounès Darbois

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“Les gens n’ont pas mesuré le drame civilisationnel de cette invention qui s’appelle le portable. La passante de Brassens, la passante de Beaudelaire, la promenade n’est plus possible. Il n’y a plus de regard puisque tout le monde est branché sur un pauvre truc pour se sentir en relation. Il n’y a plus d’expérience de solitude. C’est fascinant ces gens qui veulent se perdre et ne plus être présents à ce miracle de l’instant. »

Fabrice Luchini

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“J’ai voulu rêver, en somme, d’un village où reviendraient, par la grâce d’un enfant, les anciens dieux, décapités, mutilés, émasculés, mais toujours rayonnants et prêts à revivre, au soleil, et à régner innocemment… d’un village de marbre dont le dieu s’appelait Apollon et dont le prince revenu est un enfant. J’ai rêvé un conte païen se déroulant au soleil invaincu”

                                                                  – Jean Cau

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“One final paragraph of advice: do not burn yourselves out. Be as I am – a reluctant enthusiast…. a part-time crusader, a half-hearted fanatic. Save the other half of yourselves and your lives for pleasure and adventure. It is not enough to fight for the land; it is even more important to enjoy it. While you can. While it’s still here. So get out there and hunt and fish and mess around with your friends, ramble out yonder and explore the forests, climb the mountains, bag the peaks, run the rivers, breathe deep of that yet sweet and lucid air, sit quietly for a while and contemplate the precious stillness, the lovely, mysterious, and awesome space. Enjoy yourselves, keep your brain in your head and your head firmly attached to the body, the body active and alive, and I promise you this much; I promise you this one sweet victory over our enemies, over those desk-bound men and women with their hearts in a safe deposit box, and their eyes hypnotized by desk calculators. I promise you this; You will outlive the bastards.”

  • Edward Abbey
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Je viens de finir “Limonov” d’Emmanuel Carrère, je le trouve fantastique, bien supérieur à “Un Roman Russe”. L’auteur a muri.

 

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“Nous, nous ne craignons pas de le dire, nous voulons faire des hommes dont l’indépendance intellectuelle sera la force suprême, qui ne se soumettront jamais à rien, capables de discerner ce qui est bon et qui aspireront à vivre mille vies en une seule. La société craint de tels hommes et il ne faut pas attendre d’elle qu’elle soutienne jamais une éducation capable de les produire.”
Francisco Ferrer – Bulletin de l’Ecole Moderne

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Courageous, theatrical, sensitive, curious, generous, endearing, loyal, uncompromising, passionnate, protective, sexy, witty, smart and deeply alive.

How on Earth did we fall into each other’s lives?

I wish not to unfall.

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“La politique est la forme la plus haute de la charité” – Pie XI

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“On n’est pas artiste sans qu’un grand malheur s’en soit mêlé”  –  Jean Genêt

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